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théâtre

MACBETH
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12 > 30 novembre

mar, mer & ven à 20h30
jeu & sam à 19h30


MACBETH

De William Shakespeare
Mise en scène : Julien Kosellek

Assistante mise en scène : Salomé Rousseau
Avec : Laura Clauzel, Ayana Fuentes Uno, Viktoria Kozlova, Sophie Mourousi, Tatiana Spivakova
Scénographie et lumière : Xavier Hollebecq et Julien Kosellek
Arrangements et musiques originales : Ayana Fuentes Uno et Laura Clauzel

Administration & production : Marie Tretiakow, Gaspard Vandromme 
Diffusion : Gabriel Buguet

Collaboration artistique : Clémence Labatut 

Crédit photos : Romain Kosellek

Production : estrarre
Co-production : La Grange dîmière – Théâtre de Fresnes, l’ECAM – Le Kremlin-Bicêtre, le Théâtre de Rungis, le Théâtre de Boulogne-sur-Mer, Fontenay-en-Scènes.
Avec le soutien de : L’étoile du nord – Paris 18, le CENTQUATRE – Paris, le loKal – La Compagnie Jean-Michel Rabeux, L’Ecole Auvray-Nauroy – Saint-Denis, ARCADI, le département du Val-de-Marne, la DRAC Ile-de-France, la SPEDIDAM, l'ADAMI, La Région Île-de-France.

 

Cinq actrices s’emparent de Macbeth pour raconter et jouer une des rares pièces du répertoire du théâtre mondial qui n’a pas besoin de résumé.
Une distribution jeune, cosmopolite et féminine interroge cet univers patriarcal et vieillissant, excessivement masculin.
Un chœur de femmes qui chantent et jouent de la musique, changent le décor, changent de costume. Elles sont tout à la fois les narratrices, les différents rôles et le paysage sonore dans lequel elles jouent.
Macbeth est de l’étoffe dont sont faits les cauchemars : située à la limite entre rêve et réalité, la pièce interroge notre rapport au destin, au fantasme, au pouvoir.
Elle donne à voir la fuite en avant d’un roi régicide qui, pactisant avec le diable, se désolidarise du monde social.

 

 

Le Macbeth de Julien

Il me semble que le parcours d’un metteur en scène année après année, spectacle après spectacle, poursuit deux aspirations (consciemment ou non) : trouver sa liberté sur le plateau (ne pas s’en effrayer), et tendre à la simplicité.
(Je ne parle pas de la sincérité qui doit exister à l’origine et c’est évidemment le cas ici.)
Julien épure ses mises en scène en les dépouillant peu à peu d’artifices et de contraintes techniques parfois artificielles.
Il en revient à l’essentiel dans le spectacle vivant, à ce qui est vivant justement, c’est-à-dire à l’acteur, et en l’occurrence ici, les actrices.
Et ce sont elles qu’il faut saluer en premier.
Dans Macbeth, cela se traduit par un jeu direct, au présent, qui donne toute sa force à la puissance des corps et des voix, et ces interprètes ainsi débarrassées d’intermédiaires, créent un rapport intime avec le spectateur.
C’est donc dans un espace épuré qu’il nous présente Macbeth ou plutôt qu’il nous fait entendre les mots, les chants et la musique de Macbeth, dans une vision très libre du texte de Shakespeare et en inversant avec humour la loi des scènes élisabéthaines dont les femmes étaient bannies.
Dans ce spectacle, elles seules sont présentes, et, curieusement, les hommes ne nous manquent pas.
« On peut violer l’histoire à condition de lui faire de beaux enfants » disait Alexandre Dumas, un grand raconteur d’histoires. Shakespeare, près de deux siècles avant, semble lui avoir inspiré cette boutade. À son tour Julien, en tant que metteur en scène, c’est-à-dire raconteur et passeur d’histoires, met lui aussi en pratique cette idée, en violant (balayant) toutes les conventions, idées reçues et interprétations pour se retrouver enfin totalement libre de livrer non pas « Un Macbeth » mais « Son Macbeth » : long fleuve de sang, guère tranquille.
Après Kohlhaas, et un peu dans le même état d’esprit, Julien fait de Macbeth un conte noir terrifiant à la manière de ceux que l’on racontait au coin du feu les longues nuits d’hiver. Les enfants et les adultes rassemblés les écoutaient en partageant le même délicieux sentiment de peur quand le conteur faisait passer le vent qui soufflait dehors pour des hurlements de loup. Une forme originelle de théâtre, pas si loin de ce spectacle.
Un récit qui mêle l’intime à l’Histoire, la raison à la folie et qui nous montre qu’il y a au moins une chose de commun entre l’homme et la femme : la cruauté. Ce qui fait de nous définitivement et absolument des égaux.
Mais laissons le maitre conclure : « C’est un récit conté par un idiot, plein de bruit et de fureur et qui ne signifie rien ».

 

 

« Macbeth » est présenté à L’étoile du nord dans le cadre d’une programmation théâtrale de relecture, réappropriation, redécouverte et réinterprétation de textes classiques. Il s’agit d’en montrer toute la modernité, la souplesse et l’actualité.
La création se nourrit du présent, du futur mais aussi du passé quitte à le chahuter, le travestir et l’interpréter.
Dans « interprétation » il y a toujours un peu de mensonge, mais dans l’amour aussi.
On peut donc aussi considérer cette programmation d’un Musset ou d’un Shakespeare à « L’étoile du nord, scène pour la jeune création » comme un hommage aux auteurs d’hier qui continuent à leur façon, à la façon d’Eram et de Julien, à nourrir la création au présent.

 

Jean Macqueron

 

 

ET AUSSI

 

TOUS LES JEUDIS
à l’issue de la représentation : Rencontres/débats avec la compagnie et des invités

 

Jeudi 21 novembre
Le fantastique et ses représentations dans le théâtre de Shakespeare 
Avec Ladan Niayesh, professeure de littérature spécialisée dans l’œuvre de Shakespeare à l’Université Paris Diderot

 

 

Samedi 30 novembre

19h : CONCERT DE LAURA CLAUZEL - 20H30 MACBETH

UN CONCERT À L'ÉTOILE DU NORD, UN AWARD À NEW YORK ET UN NOUVEL EP "MOAN" ...

Laura Clauzel parle des autres, avec force et sincérité. Avec sa plume poétique et son regard instinctif, elle raconte des histoires parfois tragiques, parfois grotesques, dans une soul moderne aux accents trip hop, jazz, un brin électro mais toujours authentique.
En juin dernier, à New York, La chanteuse française a été récompensée aux Independent music Awards que président Tom Waits et Gloria Gaynor, pour son clip " Golden Boy ", réalisé par Mathieu Mullier Griffiths.
Pour ce concert à L'étoile du nord, Laura Clauzel présentera son deuxième EP Moan, réalisé avec Olivier Bostvironnois, un écrin musical qui renferme des hymnes puissants où la voix et les harmonies renforcent le caractère émouvant et saisissant de l'opus.

 


Samedi 16 novembre - 14h > 17h
WEEK-END THEATRE #1 avec Julien Kosellek autour de Shakespeare

 

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